Un blog, c'est comme un journal intime mais en plus public. C'est pour ça que j'y dis jamais grand chose de très intéressant. Mais tout de même, j'aime avoir un blog. C'EST VRAIMENT SUPER. Bienvenue.

dimanche 16 décembre 2007

we gonna run run run to the cities of the future

16 jours, c'est le temps minimum pendant lequel j'verrai pas Ingrid.
J'ai passé b-e-a-u-c-o-u-p de temps avec elle depuis 4 ans. C'est pour ça que quand j'la vois pas, je m'ennuie.

Ci-dessus, le lancer du bonbon d'Halloween.

J'ai l'impression d'avoir tellement vécu avec elle. Tellement partagé de choses. Même si des fois on est pas tant fines l'une envers l'autre, qu'on se rend pas toujours beaucoup de services pis qu'on se dénigre mutuellement..Ben je l'aime.

Je l'aime quand est sur un high pis qu'elle chante, quand est toute énervée pis que ça la fait rire pour rien. Je l'aime quand elle dessine, quand elle me raconte des anecdotes même si ça arrive que j'm'en calisse. Je l'aime parce que des fois elle aussi, à s'en calisse de ce que j'dis. Je l'aime pour les fois où on s'est chicanées. Je l'aime pour Rodrigues le fil, pour les soirs où on fait des combats de pieds dans le divan-lit du sous-sol. Pour la fois où on a dit à Nico qu'on allait voir Yum-Yum au dépanneur.


Ça fait 4 ans que je partage ma vie avec une fillette qui en est de moins en moins une, même si des fois j'ai l'impression qu'elle voudrait le rester. Ma copine, je l'aime et je vais m'ennuyer durant 16 jours. Ils vont sûrement passer vite. Mais tu vas me manquer petit chaton. =)

dimanche 9 décembre 2007

Un tas de rien.

Dans 3 semaines, j'vas avoir 15 ans. Pas vivre pour son nombril, c'est ça la première conclusion que je tire des 15 années qui viennent de passer. Y'a quelque chose qui me dit que je sais trop de choses, que j'ai trop de pistes pour les ignorer, maintenant. 15 ans, j'pense que c'est le temps pour moi de me réveiller pour de vrai sur ce qu'il se passe autour pis sur ce que je peux y apporter. Je me fais des plans d'avenir, j'extrapole sur des projets que je sens pourtant tellement loin de moi. Je sais pas trop ce que je veux, où je m'en vais. J'imagine que c'est comme ça que c'est supposé se passer.

À part de ça, Je suis ton plat favori, le sang sur ton bistouri

Aussi, Where pleasure moments hung before the takeover, the sweeping insensitivity of this still life

Et Tant de choses les séparent, cette étoile les unit, il est né cette nuit





COMMENT, OH COMMENT
COMMENT FAIRE POUR TE DIRE
QUE JE T'AIME EN SILENCE
MAIS TU PEUX RIEN DIRE



¤ Malajube ¤
<3

dimanche 2 décembre 2007

Pourquoi pas?

Pourquoi j'essaierais pas?
Pourquoi j'en jouerais pas, du piano. Pourquoi j'donnerais pas tout ce que j'ai dans ce que j'aime.
Moi j'trouve que ça pourrait être bien.
Des fois j'me rend compte de ce que j'ai en dedans. J'comprends qui j'suis, mes intérêts se dessinent si intensément. Je me rend compte de la chance que j'ai d'avoir autant de ressources et de sources d'inspiration autour de moi, et je me demande pourquoi je les utiliserais pas.
Je constate que je refoule parfois mes valeurs les plus profondes pour les autres, pour pas déranger.
Un peu paradoxalement, j'voudrais rester intègre et authentique dans tout ce que je fais. Ça m'arrive de trouver ça un peu ardu.
Mais au fond, pourquoi pas?

dimanche 25 novembre 2007

Les joies du patin à glace.



J'aime aller patiner.


J'aime les petits enfants qui essayent de marcher sur la glace, parce qu'ils ont pas encore compris le principe selon lequel il faut ''glisser''. J'aime le monsieur qui filme sa femme chinoise de 45 ans en train d'apprendre à patiner avec ses gants mauves.


J'aime les garçons cool de 11 ans qui patinent sans manteau à la fin du mois de novembre, parce qu'ils sont drôles quand ils tombent.


Ce que je préfère des patinoires publiques, c'est d'être forcée à entrer en contact avec les autres. Plus ou moins violemment, selon la nature et la force de l'impact.
Surtout quand c'est un garçon particulièrement sexy avec son manteau noir finement ligné de blanc et sa tuque de laine verte qui me rentre dedans.




Ahh, quel art!

samedi 24 novembre 2007

Aube ne dort pas.

Aube rêve de grands espaces, d'hirondelles et de nénuphars.
Aube rêve d'avoir des enfants qui mangeraient des carottes bio parce que c'est bon et des jujubes parce que ce l'est aussi.
Aube rêve de voyages et de découvertes.
Aube rêve de changer le monde.

Avoir 14 ans.

Avoir 14 ans le 24 novembre 2007, c'est étrange.

C'est étrange parce que le 31 décembre 1992, j'suis née.
Mes poumons. Mon sang.
C'est étrange parce que ça m'arrive parfois de me regarder dans le miroir et de réussir à avoir une vision totalement objective de ce que je vois. Comme si j'étais pu mon corps. Mon esprit se détache, et pendant une dizaine de secondes je réalise qui je suis. Ma tête passe en revue ma vie au complet. On dirait que j'vais mourir, que j'suis quelqu'un d'autre. Un état surréaliste, j'suis quelqu'un d'autre.



Jeudi le 31 décembre 1992, 23h13. J'existe.

jeudi 22 novembre 2007

L'orage pétrifié - Yves Préfontaine

III

Je ne pouvais aller plus loin
que mon cri déjà crié.

Du moins je le croyais.

Et le cri m'est revenu
comme un désordre,
un effondrement.

Et je m'effrite dans ce cri
qu'il me faut pourtant traverser
pour aller plus loin,
toujours,
aller plus loin
ou plus près du chuchotement
de je ne sais quel amour
qui m'attend,
qui doit m'attendre,
que je ne meure
dans le chaos de ce cri


_____________________________________

douceur

Mon art serait de vivre ;

chaque seconde

chaque respiration est une oeuvre ...


-- Duchamp

Cette tempête

Ce matin, mon réveil a pas sonné. Je l'ai éteint à 4h35, en espérant que mon geste motive le destin à faire fermer les écoles. Je devrais faire ça plus souvent.


Il est midi cinquante-huit.





Tout à l'heure, j'ai décidé d'aller dire bonjour à l'hiver.


J'ai marché. Avec le vent, la neige et toute la magie du mois de novembre en plein din yeux.


Des flocons c'est beau, mais ca brûle.






De ta joue

À mes lèvres

Une larme

A refait son sel

Les chemins de la mer

C'était un jour de vent

[ Gilles Vigneault ]

lundi 5 novembre 2007

y'a de ces bijoux...

J'ai toujours pigé cà-et-là dans les bibliothèques de mon papa. Étant un philosophe dans l'âme, ses étagères recèlent de titres comme ''Critique de la raison pure'' , ''L'être et l'essence'' , ''Réflexions sur la question juive'' ou encore ''D'Antigone à Socrate''.
Hier soir, j'ai effeuillé un brin de poésie.


À chaque matin sa vie
Une flèche de lumière
dans la ville croise le temps
À l'aube
les corps affamés
entre les gratte-ciel terreux
se montrent nus.
Poings sur les tempes
Le coeur palpite.
Soudainement
les gestes prennent un sens
loin du soleil
un écho à leur cri.
La porte est levée
Le va-et-vient de l'existence
brûle le pavé.
Germaine Beaulieu / Trois voix l'écho

dimanche 4 novembre 2007

4 novembre 07.

Les blogs, c'est comme les cahiers d'écriture ; j'ai jamais su comment les commencer.

Le meilleur moyen que j'ai trouvé jusqu'à date, c'est de faire comme s'ils avaient toujours existé et d'enchaîner avec autre chose.



J'ai 14 printemps, 3 chats, 1 piano, 2 claviers et quelques bons amis.


Je m'apelle pas Matin, mais c'est pas loin.