Un blog, c'est comme un journal intime mais en plus public. C'est pour ça que j'y dis jamais grand chose de très intéressant. Mais tout de même, j'aime avoir un blog. C'EST VRAIMENT SUPER. Bienvenue.

dimanche 25 novembre 2007

Les joies du patin à glace.



J'aime aller patiner.


J'aime les petits enfants qui essayent de marcher sur la glace, parce qu'ils ont pas encore compris le principe selon lequel il faut ''glisser''. J'aime le monsieur qui filme sa femme chinoise de 45 ans en train d'apprendre à patiner avec ses gants mauves.


J'aime les garçons cool de 11 ans qui patinent sans manteau à la fin du mois de novembre, parce qu'ils sont drôles quand ils tombent.


Ce que je préfère des patinoires publiques, c'est d'être forcée à entrer en contact avec les autres. Plus ou moins violemment, selon la nature et la force de l'impact.
Surtout quand c'est un garçon particulièrement sexy avec son manteau noir finement ligné de blanc et sa tuque de laine verte qui me rentre dedans.




Ahh, quel art!

samedi 24 novembre 2007

Aube ne dort pas.

Aube rêve de grands espaces, d'hirondelles et de nénuphars.
Aube rêve d'avoir des enfants qui mangeraient des carottes bio parce que c'est bon et des jujubes parce que ce l'est aussi.
Aube rêve de voyages et de découvertes.
Aube rêve de changer le monde.

Avoir 14 ans.

Avoir 14 ans le 24 novembre 2007, c'est étrange.

C'est étrange parce que le 31 décembre 1992, j'suis née.
Mes poumons. Mon sang.
C'est étrange parce que ça m'arrive parfois de me regarder dans le miroir et de réussir à avoir une vision totalement objective de ce que je vois. Comme si j'étais pu mon corps. Mon esprit se détache, et pendant une dizaine de secondes je réalise qui je suis. Ma tête passe en revue ma vie au complet. On dirait que j'vais mourir, que j'suis quelqu'un d'autre. Un état surréaliste, j'suis quelqu'un d'autre.



Jeudi le 31 décembre 1992, 23h13. J'existe.

jeudi 22 novembre 2007

L'orage pétrifié - Yves Préfontaine

III

Je ne pouvais aller plus loin
que mon cri déjà crié.

Du moins je le croyais.

Et le cri m'est revenu
comme un désordre,
un effondrement.

Et je m'effrite dans ce cri
qu'il me faut pourtant traverser
pour aller plus loin,
toujours,
aller plus loin
ou plus près du chuchotement
de je ne sais quel amour
qui m'attend,
qui doit m'attendre,
que je ne meure
dans le chaos de ce cri


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douceur

Mon art serait de vivre ;

chaque seconde

chaque respiration est une oeuvre ...


-- Duchamp

Cette tempête

Ce matin, mon réveil a pas sonné. Je l'ai éteint à 4h35, en espérant que mon geste motive le destin à faire fermer les écoles. Je devrais faire ça plus souvent.


Il est midi cinquante-huit.





Tout à l'heure, j'ai décidé d'aller dire bonjour à l'hiver.


J'ai marché. Avec le vent, la neige et toute la magie du mois de novembre en plein din yeux.


Des flocons c'est beau, mais ca brûle.






De ta joue

À mes lèvres

Une larme

A refait son sel

Les chemins de la mer

C'était un jour de vent

[ Gilles Vigneault ]

lundi 5 novembre 2007

y'a de ces bijoux...

J'ai toujours pigé cà-et-là dans les bibliothèques de mon papa. Étant un philosophe dans l'âme, ses étagères recèlent de titres comme ''Critique de la raison pure'' , ''L'être et l'essence'' , ''Réflexions sur la question juive'' ou encore ''D'Antigone à Socrate''.
Hier soir, j'ai effeuillé un brin de poésie.


À chaque matin sa vie
Une flèche de lumière
dans la ville croise le temps
À l'aube
les corps affamés
entre les gratte-ciel terreux
se montrent nus.
Poings sur les tempes
Le coeur palpite.
Soudainement
les gestes prennent un sens
loin du soleil
un écho à leur cri.
La porte est levée
Le va-et-vient de l'existence
brûle le pavé.
Germaine Beaulieu / Trois voix l'écho

dimanche 4 novembre 2007

4 novembre 07.

Les blogs, c'est comme les cahiers d'écriture ; j'ai jamais su comment les commencer.

Le meilleur moyen que j'ai trouvé jusqu'à date, c'est de faire comme s'ils avaient toujours existé et d'enchaîner avec autre chose.



J'ai 14 printemps, 3 chats, 1 piano, 2 claviers et quelques bons amis.


Je m'apelle pas Matin, mais c'est pas loin.